A l’agriculture DE LA FRANCE.
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ne consistent en carottes et en navets. Les pommes deterre même y sont encore un luxe, et il y a tel marchéd’une ville moyenne d’Allemagne, où elles sont enplus grande abondance que sousles halles de celui desInnocents.
Il y a donc évidemment un défaut d’équilibre dansces habitudes respectives de consommation et de pro-duction. Défaut qui mérite d’être signalé et d’attirerl’attention de ceux qui sont placés de manière à enobserver les causes et à y porter remède.
Ces exceptions à part, l’ensemble de cette régionreste destiné aux récoltes céréales, parmi lesquelles ilfaut malheureusement compter celle de l’avoine. Carsa présence rend en quelque sorte l’assolement trien-nal obligatoire ; tandis que la consommation de cegrain restera à son tour obligatoire aussi longtempsque le territoire de cette région sera cultivé par deschevaux, et surtout par des chevaux d’une race à la-quelle il en faut une aussi grande quantité à consom-mer. Mais de telles habitudes rurales sont toujourslentes et surtout difficiles à changer. Aussi, faudra-t-ilen chercher les moyens parmi ceux qu’ont employésles cultivateurs anglais; car, en renonçant au systèmetriennal, ils n’en sont pas moins parvenus à produireun volume d’avoine suffisant pour alimenter une massede chevaux, tant d’agriculture que de luxe, bien au-trement considérable que celle à la consommation delaquelle les cultivateurs de la région du nord de laFrance ont à pourvoir.
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