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Tome second.
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AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

Des assolements.

Les terres arables de cette région étaient soumisesjadis à l’assolement triennal dans toute son intégrité;c’est-à-dire au moins productif de tous, puisque, enestimant l’avoine à une demi-récolte de blé, il n’obte-nait de la terre qu’une récolte et demie en trois ans ;ou, si l’on veut, une demi-récolte par année.

Mais les cultivateurs avaient acquis la certitude quece cours de récoltes pouvait se soutenir indéfinimentdans leurs terres, à l’aide des engrais que fournissaientles pailles, le parcage desmoutons et lajachère prépa-ratoire du blé. Car, malgré les affirmations contraires,il demeure prouvé que les plus belles récoltes de blésont toujours celles qui succèdent à une pleine jachère,à moins qu’il ne s’agisse d’un sol extrêmement fécondou d’une fumure exubérante. La même expérienceavait appris à ces cultivateurs que le mêmesol produi-sait encore la seconde année, et sans y apporter denouveaux engrais, une récolte passable d’avoine ; tan-dis qu’ils obtenaient sans frais, pour le parcours deleurs bêtes à laine, l’herbe des guérets en jachère,pendant le printemps, et celle des chaumes du blé etde l’avoine, pour le surplus de la saison.

Analysons maintenant les procédés de ce système,mais sans y mettre de prévention ni contraire ni favo-rable.

Les terres arables d’une ferme de grande cultureétaient donc divisées en trois soles. Elle possédait,en dehors de ces terres, une prairie dont le foin ser-vait à nourrir les chevaux de labourage, et les regains