A l’agriculture DE LA FRANCE. 1 fi3
Moravie, de la Hongrie, etc., etc.; et c’est à ces soinsqu’ils doivent aujourd’hui la priorité dont jouissentleurs laines, bien que leur point de départ soit posté-rieur et qu’il provienne de la même source où a puiséla France.
Mais ce qu’on a négligé de faire en un temps peut sepratiquer plus tard, lorsqu’on possède les élémentsnécessaires, et que l’expérience a démontré ce en quoion avait failli. Dirons-nous qu’hormis les grandesfermes qui diminuent tous les jours, la plupart des exploitations ne comportent pas de troupeaux asseznombreux pour qu’on puisse y mettre à part un lotd’élite afin de suivre systématiquement leur améliora-tion? Nous admettons d’autant mieux cette objectionque nous pensons qu’elle acquerra tous les jours plusde force ; mais dans ce cas, qui se répète dans tous lespays à moutons et partout où la grande propriétén’est pas réunie à la grande exploitation, nous croyonsdevoir recourir à l’esprit d’association, pour vaincrela difficulté qu’oppose à l’amélioration des laines latrop grande subdivision de la propriété.
Au moyen de l’association, il serait facile de réuniren un seul troupeau, commis au plus expert des asso-ciés voisins, le lot d’élite provenu des troupeaux detous les associés ; tandis que le détenteur de ces lotsd’élite placerait en échange un égal nombre de brebisde qualité inférieure chez chacun de ses associés. Dela sorte se créerait dans la commune le noyau régéné-rateur, sans exciter d’inquiétude chez les membres dela société sur les soins que recevraient les individusréciproquement échangés, puisqu’ils seraient touségalement échangistes, et que chacun aurait droit à