1 62 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
quel serait le but à venir d’une introduction qui nepouvait doter la France que d’une production dont sesfabriques ne réclament qu’un très faible contingent,tandis qu’elles en demandent un prodigieux aux lai-nes fines à cardes. Or il est certain aujourd’hui que siles cultivateurs français ont apporté des soins à per-fectionner l’hygiène des troupeaux mérinos qu’ilspossédaient, ils n’en ont mis presque aucuns dans cequi concerne la qualité et le traitement de leurs laines,bien que le vicomte de Jotems ait placé à leur portéeles connaissances les plus positives à cet égard.
Le mal est venu de ce qu’il n’y a pas eu dans leprincipe chez les cultivateurs de direction fixe.sur cequ’ils se proposaient d’obtenir avec leur troupeau. Ilsont flotté entre le désir d’avoir de gros moutons pourle marché de Sceaux, et d’avoir en même temps à dis-poser d’un grand volume de laine, tandis qu’ils au-raient voulu satisfaire les fabricants en leur en offrantdebelle. Ensortequ’ilsonttouràtour employé de grosbéliers et des béliers plus fins. La plupart d’entre euxne se sont pas même occupés du choix des générateurs,et tandis que, pour aller plus vite, ils ont dans les dé-buts employé leurs béliers à produire des métis, ilsont plus tard confondu ces métis dans leurs troupeauxsans se donner la peine de choisir dans ce troupeau unlot annuel d’élite, destiné à fournir seul à leur proprereproduction et à former enfin le type unique de cetroupeau.
Tels sont les soins, partout couronnés de succès,qu’ont su prendre quelques propriétaires plus zélés etplus avisés ; tels sont les soins qu’ont mis à leurs mé-rinos tous les grands propriétaires de la Saxe, de la