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AMELIORATIONS RURALES APPLICABLES
donc d’après ces diverses conditions qu’il convient debaser la marche que peut suivre l’amélioration dansla région septentrionale du royaume, déduction faitedu département du Nord, où tout à cet égard est pres-que accompli, et des herbages où la science agricolen’a rien à faire.
Nous avons vu qu’il n’v avait que peu de chose à chan-ger à l’égard des races d’animaux qu’on nourrit danscette région ; mais nous n’en dirons pas autant des in-struments aratoires et surtout de la charrue, le premierde tous. Celle de M. Guillaume, dont on se sert géné-ralement, exécute bien les labours, mais elle embrassetrop peu de champ pour la force qu’elle emploie. Letirage en est mal combiné, et nous n’hésitons pas àconseiller aux cultivateurs l’usage de la charrue fla-mande, laquelle, avec un attelage de deux chevaux,exécuterait plus d’ouvrage que celle de M. Guillaumeavec un attelage de trois. Les charrues de Rovillerempliraient au reste le même but. Mais cet impor-tant changement est encore de ceux dont il faut con-fier l’exécution aux comices, seule institution capablede remuer en grand les habitudes agricoles. Unehoue à cheval ou petit cultivateur et un sillonneur àcinq socs, mal dénommé extirpateur par Fellenberg,sont encore deux instruments qu’il est essentiel d’a-dopter dans tout système d’agriculture perfectionnée,parce qu’ils en facilitent singulièrement les opéra-tions en économisant les bras. Quant à cet assorti-ment d’instruments minutieux, dont les mécaniciensont multiplié le catalogue, nous les avons vus partoutdélaissés après quelques essais.
Ces premiers points établis, nous proposant, par