A l’agriculture DE LA FRANCE.
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pare à la vapeur et dans lesquelles on mêle du trèfleet de la luzerne hachée avec des feuilles du chou ca-valier, des pommes de terre, des carottes, des navets,des betteraves. Ces diverses plantes entrent en effetdans la variété d’assolements qui comprennent lescéréales et les prairies artificielles, les légumes etles racines, les plantes textiles, tinctoriales et oléa-gineuses.
Il est donc évident que la culture flamande s’adaptemieux à la moyenne et petite culture dans la propor-tion où la richesse du sol le permet, et celle de l’An-gleterre aux vastes exploitations. Car le système fla-mand, s’il fait produire beaucoup plus à la terre,occupe en revanche beaucoup plus de bras; le sys-tème anglais, en économisant beaucoup de main-d’œu-vre, libère une beaucoup plus grande populationagricole, que rien n’empêche de se vouer à l’indus-trie. L’un et l’autre tendent à améliorer la surface dupays, quoiqu’en moindre proportion en Angleterreque dans les Flandres.
Le système triennal participe dans son applicationà la diminution de la main-d’œuvre ; ainsi qu’il en esten Angleterre, quoique aussi dans une moindre pro-portion, parce que la superficie arable étant six foisplus vaste, exige l’emploi d’un plus grand nombred’ouvriers; mais il n’améliore en rien le sol : car ila été calculé précisément de manière à faire qu’il con-tinuât sa production sans l’augmenter d’un épi, etc’est en quoi consiste son plus grand défaut.
Mais nous avons dit que la condition essentielle d’unnouvel assolement était de présenter à la consomma-tion l’assortiment des denrées qu’elle requiert ; c’est