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conde, c’est que les terres du domaine se sont visi-blement améliorées, puisque les blés me rendent près-qu’un grain de plus à la semence, sans parler dusurplus de productions que j’en retire. L’explicationde ce fait est facile à donner, j’y mène jusqu’à 80 char-retées de fumier au-delà de ce qu’elles en recevaientjadis.
Je sais bien que si j’arrête le mouvement que j’aiimprimé à mon agriculture pour la fixer au point oùelle est arrivée, la fertilisation du fond s’arrêteraaussi, parce qu’elle ne recevra plus d’accroissementd’engrais; mais je n’ai que cinquante-un ans, je puisencore travailler, et peut-être qu’il me viendra denouvelles idées ou bien qu’il m’en arrivera d’ailleurs,puisque nous vivons dans un temps où l’on inventechaque jour quelque chose de nouveau. Si quelques-unes de ces inventions me paraissent bonnes et sur-tout applicables à nos terres, je les essaierai. Cettedernière condition est la plus essentielle eu égard àde pauvres terres comme les nôtres, où il ne peutréussir qu’un bien petit nombre de productionsparmi lesquelles le trèfle s’est heureusement trouvé,sans quoi tout mon système d’amélioration auraitéchoué.
Ici finit l’exposé complet que nous a fait M. Rous-seau de la marche et des progrès de ses améliorations.Nous l’avons textuellement répété avec tous ses dé-tails, en premier lieu, parce qu’il est essentiel d’en-seigner toutes les difficultés que présente une entre-prise agricole, tout l’enchaînement qu’il faut savoirmettre dans le développement de ses opérations, et en