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Tome second.
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A l’aGIUCI.'I.TI'IîK DF. I.A FRANCK. 269

lors que les ingénieurs seront parvenus à paracheverle canal qui lui est latéral, et dont la construction estdepuis longtemps en suspens.

La partie méridionale de cette région est moinsbien desservie, quoique le Rhône la baigne en cô-toyant tout son développement; mais par cela même,il ne l’a pénètre pas et coule à distance de sa partiecentrale. Ses affluents principaux, l’Ain, l’Isère et laDrôme n’offrent que de mauvaises voies à la naviga-tion, et les routes, en petit nombre, qu’on a tracéesdans le pays seraient loin de suffire à ses débouchés,s’il était de nature à verser sur les marchés de nom-breux produits ; mais cette contrée alpestre en est,au contraire, tout-à-fait dépourvue, et n’exporteguère que les hommes, qui vont eux-mêmes chercherfoi tune ailleurs.

11 n’y a donc ainsi, à l’est du Rhône, que la grandeplaine qui s’ouvre entre les Alpes et Lyon où l’ontrouve des terres propices à la culture arable ; le sur-plus de la partie méridionale de cette région est dé-volu à la culture montagneuse, et même la plusagreste, si ce n’est dans les vallées, qui fournissentseules de l’aliment à la population.

Il n’y a, dans tout l’ensemble de cette région, d’au-tres sites, dont l’aspect soit à la fois pittoresque et ri-che, que celui du val d’Isère, qui n’est autre que lacélèbre vallée du Graisivaudan. Après avoir monté,en arrivant de Savoie, sur celui des flancs de ce val-lon où les bastions du fort Rarreau ont été placéspour défendre l’avenue du royaume, la vue plonge dumême coup d’œil sur l’entrée de la Maurienne, valléeagreste et profonde qui conduit, à l’ouest, jusqu’aux