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Tome second.
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272 améliorations rurales appuoabi.es

loin leurs nuageuses sommités comme des témoins desvieux âges.

En revenant au travers de ces vallées jusqu’à Gre-noble, on débouche à Yoreppe, dans la plaine qui con-duit jusqu’aux portes de Lyon, plaine dont l’agricul-ture serait sans intérêt, si elle n’offrait de nombreusesplantations de mûriers.

Après avoir repassé le Rhône en retournant aunord, la première contrée qui se présente entre laSaône et le Jura appartient au département de l’Ain ;on la connaît sous le nom de Bresse et pays de Dom-bes; elle occupe une vaste plaine terminée par leRhône, la Saône et le Jura. La portion voisine de Châ-lons dépend du département de Saône-et-Loire. Maisdans ces deux départements, on remarque égalementce que l'indnstrie agricole est parvenue à faire d’uneterre généralement froide et humide.

Les monts du Beaujolais n’ont qu’un pauvre sol, nonplus que ceux du Maçonnais. Les pentes et les sommi-tés en sont ou incultes ou parsemées de taillis chétifs,parmi lesquels nous y avons cependant remarqué debeaux bois de sapins. Mais sur le versant de la Saône,les pieds de ces monts étalent de riches vignobles, oùse récoltent des vins qui se vendent sur les deux mar-chés de Lyon et de Paris. Ces terres précieuses sontchargées d’habitations, dont un grand nombre appar-tient aux négociants de Lyon, qui ont mis à en déco-rer l’extérieur un luxe qui se rencontre rarement enErance.

Sur le versant opposé s’ouvre le bassin de la Loire,où se trouvent des terres fertiles et une longue pers-