A L’AGRICULTURE 1)E LA FRANCE. 273
pective, avec une culture inférieure à celle des bordsde la Saône ; car elle semble déjà participer de cettenégligence avec laquelle sont traitées les terres de laFrance centrale. Les vignobles n’y donnent que desvins sans mérite, et les bois prennent une place beau-coup plus importante dans l’économie du pays.
Les monts du Charolais présentent seuls des traitsparticuliers, parce que les eaux qui jaillissent de tousles points culminants du pays, portent dans les vallonsune puissance fertilisante d’un très haut degré, ensorte que ces vallons sont couverts d’un tapis de gazonassez épais pour pouvoir y engraisser des bœufs. Leshauteurs sont boisées ; mais ce qui reste en terres ara-bles est d’une pauvre qualité.
Elle devient pire encore si l’on pénètre dans leMorvan, lequel termine au nord l’enceinte contenuedans cette région. Non-seulement les terres du Mor-van sont froides et maigres -, mais tenant de la naturegranitique, elles ont le défaut de se soulever, par lagelée , en prismes pyramidaux, et déchaussent ainsiles blés. Les prés, en revanche, sont très verts et trèsabondants; ce qu’ils doivent à la vertu des eaux.Mais les prés comme les terres n’y sont cultivés qu’avecune incurie dont ils semblent vouloir sortir depuisquelques années. Cependant, grâce au miracle qu’vproduisent les eaux, le pays nourrit beaucoup de bé-tail et élève des chevaux dont l’espèce est bonne.L’intérêt des habitants est concentré dans la cultureforestière, la seule importante dans cette contrée.
U.
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