A l/AGRICULTURE DE LA FRANCE.
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dans la vallée de l’Isère. Presque partout ailleurs, onne voit qu’une agriculture faible et négligée, avec lestraits mesquins qui dénotent les pratiques de l’exploi-tation à moitié fruit. Cette région est même une decelles où ce système d’exploitation a eu lesmoinsbonsrésultats. C’est, il est vrai, aussi l’une de celles où il aopéré sur les sols de moindre qualité.
C’est à cette résistance du sol qu’il faut sans douteattribuer la méchante culture des terres de toutes lescontrées montagneuses de cette région; car on voitdans le Charolais, l’Autunois et le Morvan, des terresgénéralement encloses, dont les haies ont peu à peuenvahi une large étendue ; peut-être, au reste, que lebois qu’elles fournissent vaut plus que la récolte qu’onferait sur l’emplacement qu’elles occupent. Les terresque la charrue a portées le long de ces haies, s’y sontamoncelées de telle sorte que les eaux croupissentdans le centre de la pièce, sans qu’on daigne leurdonner un écoulement. Les mauvaises herbes, alimen-tées par un parcours qui se prolonge d’une récoltejusqu’à la semaille suivante, envahissent une terredont la charrue ne fait qu’écorcher la surface.
La culture du bassin delà Loire, quoique supérieure,est encore bien grossièrement exécutée; mais on ytrouve au moins des éléments d’amélioration dus àquelques cultivateurs et agronomes hors de pair.
La contrée alpestre du Dauphiné est condamnée parla nature à l’improduction, et là c’est, en revanche,la laborieuse industrie des petits propriétaires qu’ili faut admirer, car il n’est si petit réduit, si étroit val-lon épargné par le ravage des eaux, que la culture: n’ait mis à profit. C’est l’un des miracles opérés par la