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AMÉLIORATIONS RURALES APPLICARLES
petite propriété, car la nature du pays est de cellesqui ont repoussé les capitaux, et la moyenne propriétémême y est presque inconnue.
Les colons partiaires qui cultivent la majeure partiede la iplaine du Rhône à l’est de Lyon sont loin del’avoir mise dans l’état de culture qu’une situationaussi favorable ferait supposer, et ils n’ont pas adoptéun système de culture propre à améliorer un sol peuriche de sa nature. La plantation du mûrier sembleavoir absorbé leur attention. Ils connaissent cepen-dant les prairies artificielles et nommément le sain-foin, car on en voit assez en allant de Grenoble àChambéry ; mais ses effets sur la fécondation du solsont encore peu saillants.
La culture à moitié fruit n’a donc eu, dans cette ré-gion, d’heureux résultats que dans la Bresse et leGraisivaudan, mais ils y sont assez apparents pour té-moigner que ce n’est pas à ce mode d’exploitation seulqu’il faut s’en prendre des conséquences fâcheuses quirésultent ailleurs de son application; il faut les impu-ter à son assiette défectueuse et à l’incurie des pro-priétaires, dont la nonchalance a permis aux mauvai-ses pratiques rurales de s’établir de manière à devenirl’usage du pays.
Des cultures dominantes dans la région du Sud-Est.
Il serait difficile d’énumérer les cultures qui domi-nent tour à tour dans les différentes contrées que cetterégion renferme, en raison de la variété de leurs solset de leurs climats. Il faut donc les parcourir successi-