a l'agriculture DE LA FRANCE. 283
sous leurs pampres. Le vignoble se prolonge au loinet court sous les pieds des monts dans tout leur dé-ploiement, de Châlons jusqu’à Lyon. La Bresse pro-prement dite n’est pas une plaine unie ; le sol y formedes plis très radoucis, mais qui s’enchaînent entreeux de manière à n’y laisser aucune superficie hori-zontale. Le blé et le maïs y alternent avec les présartificiels, et nous verrons, en nous occupant des as-solements, avec quelle entente s’opèrent ces alterna-tives. Un engraissement important de bestiaux sejoint à ces assolements pour en consommer les pro-duits.
Aussitôt qu’on a passé sur la rive gauche duRhône, c’est la culture du mûrier qui devient domi-nante, parce qu’elle attire l’intérêt du cultivateur,qu’elle partage avec la vigne sur tous les points duDauphiné où le climat permet à ces deux productionsde se développer. La nature du pays et la prodigieuse: subdivision qu’y a subie la propriété ne permettentguère de s’y livrer aux cultures céréales, elles y sontmême traitées tellement en petit qu’elles sont insuffi-santes à l’alimentation de la nombreuse population quiséjourne sur les bords du Rhône ; elles y seraient plusnégligées encore si le climat ne permettait pas de cul-tiver du blé sarrasin en récolte dérobée après la mois-son du blé d’hiver. Ce sarrasin se consomme en painet on mêle à cet effet sa farine avec celle du seigle.
Les prés artificiels sont cultivés partout dans cetteprovince ; mais on ne saurait les qualifier de culture; dominante, car ils ne sont employés qu’à nourrir les! bestiaux nécessaires à l’exploitation du pays, en sup-: pléant au déficit des prairies naturelles. De telles