A l’agriculture DE LA FRANCE. 301
trat decette nature,atin demontrerqueson exécutionn’a rien d’impossible.
Nous dirons même ici que cet exemple a été donnépar un grand nombre des propriétaires de la Bresse,lorsqu’ils ont consenti à payer la chaux que leurs mé-tayers transportaient pour répandre sur leurs terres.Mais ces propriétaires étaient puissamment stimuléspar la présence au milieu d’eux d’une société agricole,qui, mieux que bien d’autres, a compris sa mission,c’est-à-dire qu’elle a exploré avec soin ce qui, dans lafoule des innovations proposées, était à la convenancedu pays, et ses efforts ont tendu à les y faire adopter.Aussi a-t-elle obtenu des résultats que nous nous som-mesplu à signaler. Résultats généraux, apparents, etqui placent cette contréeam nombre des plus avancéesen fait d’améliorations.
Le Dauphiné reçoit chaque jour les perfectionne-ments que comporte la petite culture qui lui est inhé-rente, par l’action simultanée de la foule de ses petitsou moyens propriétaires, classe aisée parce qu’elle ale génie de l’industrie et du trafic. Elle possède aussiassez généralement des capitaux supérieurs à ceuxqu’exigent les avances de sa culture, puisque ce sontdes capitauxque cette culture partageavec l’industrie.Rien ne manque ainsi aux cultivateurs dauphinoispour que leur intelligence naturelle, en se déployantsur le cadre étroit de leurs propriétés, n’y pousse pasà sa perfection l’art de le faire produire.
Ce ne sera pas, sans doute, avec les formes largeset les vastes tapis de trèfle qu’étale la ferme d’un cul-tivateur anglais. 11 serait absurde de le supposer dansune contrée où l’on récolte la soie et du vin dont la