300 .AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
effet, les terres et la culture de tout le plateau qui,d’Àuxerre jusqu’aux portes de Lyon, occupe le centrede cette contrée, ont une telle similitude avec celles dupays oùM. Rousseau a exécuté lesaméliorations décri-tes dansle chapitre précédent,que nous nesaurionsrienajouter à cette description en faveur des habitants duMorvan, du Charolais et du Beaujolais, auxquels nousjoindrons encore ceux des pauvres sols du Nivernais,du Bourbonnais et du Forez. Heureux si notre travailpouvait les porter à adopter des procédés dont nousavons vu de nos yeux l’utile application !
» Mais il faut reconnaître qu’il existe une grandedifférence entre la position où M. Rousseau s’esttrouvé et celle des cultivateurs dans les contrées quenous venons d’énumérer. C’est qu’il était fermier àrentes fixes et que le bénéfice de ses améliorations luiétait en entier dévolu, tandis que les colons partiairesde la région du sud-est n’en ont que la moitié, c’est-à-dire une part trop insuffisante pour qu’ils puissent àeux seuls faire aucunes avances extraordinaires pourl’amélioration de leur culture , quelques minimesqu’elles soient. Il faut de toute nécessité et il est detoute justice que les propriétaires interviennent pourleur part dans des améliorations dont ils partagent leprofit.
Ce sont là des combinaisons d’administration queles propriétaires entendent encore bien mal enFrance, quelque importantes qu’elles puissent êtrepour leur fortune personnelle et pour l’améliorationd’un pays dont le tiers environ est exploité par descolons partiaires. Nous citerons plus tard l’exempled’une vaste amélioration exécutée par l’effet d’un con-