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Tome second.
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a l’agriculture DE LA FRANCE. 319

Le même système de culture se retrouve dans lebassin d’Aix et dans tous ceux qui, en s’élargissant,présentent une superficie suffisante pour y exercerla grande et surtout la moyenne culture. Sur les plagesdu littoral, là où elles s’abaissent de manière à con-fondre leurs limites avec celle des flots de la mer, laculture pastorale est seule en honneur.

Cette culture, semblable à celle de tous les steppes,y est dominante, parce qu’elle s’accorde avec la na-ture d’un pays dépourvu d’habitants par l’effet d’évé-nements historiques, ou de circonstances locales ; cars’il y avait des habitants, ce pays aurait cessé d’êtreun steppe

Celui qui s’étend sur une partie du littoral de laMéditerranée a dû ses conditions agricoles à sa for-mation tardive. Créées par des alluvions qui empiètentsans relâche sur le domaine des eaux, ces terres nou-velles et dont les limites restent longtemps indécisesentre la terre et la mer, ne présentent pendant long-temps aucune assiette solide à la propriété, en sorteque ces alluvions sont dévolues à la propriété voisine,fondée sur de plus anciennes alluvions. Cette pro-priété s’en empare peu à peu en y envoyant paître sestroupeaux , ce à quoi nul ne s’oppose. Le droit naîtde cette jouissance prolongée, jusqu’à ce qu’étantpassée à l’état de propriété solide et vendable, lepropriétaire a pu en détacher, en l’aliénant, la por-tion la plus anciennement sortie des eaux, en conser-vant pour lui les dernières alluvions.

De la sorte les steppes du littoral ont pu se diviseren plusieurs grandes propriétés ; mais par leur éten-due même, elles en ont écarté une population qui n’v