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Tome second.
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320 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

trouvait pas d’asiles, et dont la culture pastorale neréclamait pas l’emploi.

Cette culture à son tour s’est établie, parce qu'elleétait la seule praticable sur les alluvions de fraîchedate, où le soc n’osait entamer des terres que les flotsrendaient et reprenaient tour à tour en les couvrantd’une stérile saumure; mais cette saumure même étaitfavorable aux troupeaux, qui prospéraient dans cesherbages, presque uniquement composés de bruyèreet d’oseille.

Cette prospérité ne pouvait durer pour les bêtes àlaine que pendant la saison d’hiver. Le haie de l’été,le défaut d’herbes, les exhalaisons des marais leur se-raient devenus mortels; aussi a-t-on fait usage despâturages nuageux des Hautes-Alpes pour y conduireces troupeaux pendant l’été. Ainsi s’est établie unetranshumance fondée sur des convenances récipro-ques. Le steppe a donc fait naître la culture pastorale,et cette culture conserve à son tour le steppe, parcequ’elle le rend productif en raison même de ce qu’ilest plus voisin des pays civilisés, où il trouve à vendreavantageusement ses produits.

Cependant, pour mettre plus à profit et la culturepastorale et les alluvions assez anciennes pour queles eaux douces aient lavé la saumure dont leur solétait imprégné, on a associé cette culture à celle descéréales, en défrichant des pièces de terre sur les-quelles on fait parquer les troupeaux dans l’année dejachères pour les semer en blé l’année suivante. Il ya donc, après cette culture pastorale, et en secondeligne, une culture arable dans les steppes, qui ne man-que que dans la plaine de Crau, parce qu’elle y est