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Tome second.
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322 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

arbre. Cette huile est la seule dont on puisse faire usageen France, sous le nom d’huile d’Aix, car toutes cellesde l’étranger ont reçu de leur fabrication une odeuret un goût trop répugnants pour qu’on puisse les con-sommer comme aliment, à moins d’y avoir été habituédès l’enfance.

Mais l’établissement d’une olivéterie n’est pas en lapuissance des petits propriétaires, et moins encoredes colons partiaires ; les propriétaires aisés peuventseuls confier à l’avenir la rentrée d'avances dont leremboursement se fait attendre de 25 à 50 ans. Ilfaut, pour exécuter de telles entreprises, un géniepatient, que la nature, en l’accordant aux Italiens, arefusé aux Français. Cependant il y a eu une époquequelconque où les propriétaires des départements duVar et des Basses-Alpes ont planté les oliviers quis’y voient aujourd’hui; les mêmes éléments existentencore maintenant, et ils pourraient suffire à propa-ger, de proche en proche et sur des dimensions an-nuelles très rétrécies, les plantations d’oliviers.

C’est à quoi peut arriver le mouvement propagateurd’amélioration qui semble agiter toutes les popula-tions , et quelque distants des centres de ce mouve-ment que soient ces départements, par leur génie par-ticulier ou par leur position géographique, ils peuventmême, à leur insu, en subir l’influence.

Les habitants de ces contrées ne sont pas labou-reurs , car ils sont plus favorisés par le ciel que parla terre, qui ne leur présente aucuns des carac-tères que demandent pour prospérer les cultures cé-réales. L’espace y est resserré par les plis du ter-rain , qui ne s’élargit qu’en approchant des rives