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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE.

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donnés aux terres arables pour modifier cet assole-ment, nous tenons à dire de quelle manière il s’exé-cute.

L’instrument, dont on se sert, est l’araire des Ro-mains, conduit généralement par des mulets et quel-quefois par des chevaux. L’araire manie superficielle-ment le sol et n’en entame à la fois qu’une bande trèsétroite, en sorte qu’il exécute peu d’ouvrage; mais ilcompense ce désavantage, en ce que, offrant très peude résistance à l’attelage, il marche vite et sans ef-forts.

L’araire travaillant toujours du même côté ne sau-rait labourera plat ; il forme nécessairement des adosou plates-bandes. Mais, comme ces ados ne sont nulle-ment nécessaires ici pour l’écoulement des eaux, ainsiqu’il en est dans la Bresse, les laboureurs tiennent lesados qu’ils forment larges de sept ou huit mètres ; etcomme les traits de charrue sont donnés en nombrepairs, le niveau du sol se rétablit par le dernier trait,qui ne fait que laisser une trace de direction entre lesados.

Cet instrument exécute les labours de manière àprendre la bande de terre qu’il soulève en la coupantpar-dessous et en la posant retournée sur la superficielatérale du sol, en sorte qu’il superpose, pour ainsidire, la couche labourée au plan inférieur qu’il n’en-tame jamais ; et comme cette couche n’a pas plus dequatre pouces d’épaisseur, l’araire, loin d’enfouir lesmauvaises herbes, ne fait guère que leur donner uneculture salutaire. Aussi, peu après chaque labour, onles voit reparaître de toutes parts, ce qui oblige, ainsique le faisaient les Romains, à répéter de fréquents la-