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Tome second.
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S 48

AMELIORATIONS RURALES APPLICABLES

trées régulières, afin qu’elles pussent, par une actionégale et constante, laver et absorber le trop plein dessels qu’en se retirant la mer avait laissés sur ces la-gunes, et, par leurs dépôts, combler à la longue les bas-. fonds qui existent encore en grand nombre sous laforme de lacs marécageux sur ces tristes plages.

Mais ce qu’on n’a pas su faire jadis se reprend main-tenant en sous-œuvre, et c’est au dessèchement si-multané de ces lacs et au comblement de leurs bas-fonds que s’occupe la compagnie des dessèchements,en même temps que les travaux entrepris par ces di-verses compagnies ont ouvert aux eaux du fleuve desrigoles par lesquelles on les répand dans cette vasteplaine.

Le plus grand des obstacles qu’elles auront à vain-cre est celui du temps; car lorsqu’il faut employer lesmoyens qu’offre la nature, on doit s’attendre à ce qu’ilsn’agissent qu’avec une lenteur qui s’accorde mal avecl’impatience des actionnaires d’une société indus-trielle. Aussi nous dirons à ces actionnaires, qu’en at-tendant le résultat de l’effet produit sur ces terres parles bains d’eau douce qu’on leur administre, il en restebeaucoup qui, indépendamment de ce moyen, peuventêtre productives. Ainsi on peut récolter, dans la Ca-margue, des céréales et de laluzerne,on peut y cultiverla vigne ; rien même ne s’oppose à ce que le mûriers’y plante.

Lesseulesrésistancesqu’y éprouveraient cesculturesne tiendront qu’au défaut de population, et ce défautde population tient à son tour à la nature fiévreuse del’atmosphère qui cédera sans doute à la longue à latransformation même du pays, mais qu’il faut coin-