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AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
prises le soin de prononcer sur l’emploi de tels amen-dements.
Mais ce que nous hasarderons de leur recomman-der, c’est de s’en tenir à des assolements peu compli-qués et dont l’exploitation permette de réduire auminimum l’emploi des bras; car là ou ils manquent,comme dans la Camargue, on ne s’en procure qu’àhaut prix, et les cultures sarclées et minutieuses nesauraient convenir que là où les bras abondent. Laplupart des fermes-modèles échouent contre cettedifficulté.
Il convient donc d’adopter au commencement d’uneentreprise de défrichement un système de cultureque nous appellerons de début, lequel doit se fon-der sur ce double principe : produire autant d’en-grais que possible aux moindres frais possibles. Aussirecommandons-nous ici d’adopter la vesce d’hiver etle trèfle incarnat dans les assolements, parce que cesdeux plantes n’exigent que très peu de préparatifs etnuis soins intermédiaires. L’assolement pourrait dansun cas pareil se formuler ainsi :
t"> année. Blé fumé, suivi de vesces d’hiver.
2e — Vesces d’hiver, fauchées en sec pour les bêtes de trait.
3» — lîlé, suivi de trèfle faruck ou incarnat, fauché en vert ou
en sec pour les bêtes à laine.
4 e — Trèfle incarnat, suivi de jachère pour le blé5e — Blé, suivi d’une préparation pour la luzerne.
Mais tandis qu’on poursuit cet assolement, donttoutes les plantes sarclées sont exclues, dans l’at-tente d’un autre où elles pourront être admises lors-que le temps en sera venu, on peut en préparer l’ar-