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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE.

Si la récolte en avait été satisfaisante, le même ter-rain serait préparé de suite et fumé au printemps pourrecevoir de la luzerne; sinon, il conviendrait de lelabourer immédiatement après ce premier blé pour yressemer du blé ou du seigle dans la même automne etaprès l’avoir fumé, car le sol n’est pas^encore saturéparles excrétions des céréales, et peut en fournir deuxrécoltes de suite sans en être épuisé. II arrive mêmefréquemment que les premiers grains que l’on confie àun défrichement échouent, parce que la terre conservedes crudités que la triple action des engrais, de laculture et du soleil parviennent seuls à décomposer.C’est une circonstance qu’on a souvent remarquée dansles défrichements forestiers.

La tendance qu’il importe de donner à ces culturesest de les destiner le plus tôt possible à recevoir laprairie artificielle, parce que dans l’abondance deleur production est tout le mystère du succès de sem-blables entreprises. Or, ce succès ne peut se réaliserqu'après que le volume des engrais donné par la pro-duction elle-même a procuré à ces terres la couched’humus qui leur manque ou qu’il s’agit de rendre solu-ble. Ce n’est donc qu’après que l’engraissement a pufaire ainsi le tour du domaine qu’il faut s’attendre àlui voir rapporter des produits abondants.

On pourrait, pour hâter cet effet, trouver peut-êtreun amendement tel que l’offriraient la chaux, le plâtreou la marne, dont on ajouterait la puissance à cellede l’engrais et dont les quantités ne seraient pas limi-tées comme les siennes. Nous manquons de données àcet égard, et ne pouvons que les indiquer en laissantaux personnes expertes chargées de ces belles entre-