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Tome second.
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A l’aGUICÜLTÜRE DE LA FRANCE.

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partie en petites exploitations que des métayers cul-tivent ; car la petite culture y est seule pratiquée,parce que seule elle est conforme à la nature d’un payscoupé de vallons, d’anfractuosités, et où il n’y a d’es-pace que sur les sommités mêmes dont le climat rendl’habitation pénible, si ce n’est pour les pâtres qui yséjournent durant l’été.

Cette petite culture n’y reçoit pas non plus les soinsqui la font estimer ailleurs ; car certaines habitudesde négligence s’emparent du cultivateur, qui n’en at-tend pas une grande récompense, en raison de la pau-vreté même du sol de sa fâcheuse situation et de sondéfaut de débouchés. Aussi, peu confiants dans leurspropres ressources, l’émigration est regardée par cescultivateurs comme la plus sûre des ressources de leurexistence. Ces émigrations sont périodiques, mais em-brassent un espace et un temps plus ou moins longs.Un grand nombre de cultivateurs vont presque en fa-millechercher dans les belles régions du midi l’ouvrageque leur offrent des moissons plus précoces que lesleurs. Lyon, et surtout la capitale, attirentces ouvrierslaborieux par l’appât des profits, qu’ils doivent au-tant à leur sobriété qu’à leur ardeur au travail. Néesde besoins réciproques, ces émigrations se sont régléesd’après des convenances réciproques aussi, dont letemps a fixé irrévocablement les époques. C’est le mêmejour que tous les montagnardsquittent leurs demeures,laissant à leurs femmes le soin de leurs petits hérita-ges et à leurs enfants la garde des bestiaux. Le loisirde ces enfants s’écoule en cherchant à deviner quelsseront les cadeaux que le père rapportera de ses loin-tains voyages ; car jamais il ne revient à ses foyers