374 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICAELESsont par des ouvriers laborieux qui en attendent leursplus précieux moyens d’existence. Productions que lanature semble cacher dans ses profondeurs, commepour les réserver à leurs seuls habitants ! Mystérieuserichesse qu’on ne découvre nulle part en parcourantles contrées élevées et saillantes du pays, et qui sertà expliquer la présence des populations de tous lespays de montagnes! Nous n’avons rien à ajouter àcette succession de chanvre, de navets, de céréales etde pommes de terre, à cette profusion de légumes etde fruits qui parent ces vallons et ces vergers de leurplus bel ornement. Peut-être aimerions-nous à y voirjoindre la culture du colza, afin de doter cette popu-lation de la récolte de l’huile, qui serait si précieusepour elle.
Mais, en revanche, il y aurait beaucoup à faire avantd’avoir amené à leur meilleur état de production lesterres élevées ou en pente qui occupent la plus grandepart de cette région ; car elles sont loin de l’avoir at-teint. Sans doute que leur défaut de fertilité a décou-ragé des cultivateurs qui ont préféré aller en grandnombre chercher leur subsistance ailleurs; maisonremarque sur toutes ces terres qu’on n’a jamais cher-ché à faire d’appel à leur faculté productive. Un traitde charrue grossier, incomplet, tracé entre des frag-ments de pierres, a satisfait jusqu’ici les cultivateurs.Ils n’ont pas cherché à désencombrer leurs champsdes obstacles que cette charrue a rencontrés, et tousceux qu’elle n’a pu vaincre par sa seule impulsion ysont demeurés. Aussi est-il rare de voir dans cesrudes contrées une pièce de terre labourée dans toute