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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE.

sa superficie; la meilleure portion en est seule culti-vée, les angles et les aspérités sont demeurés en fri-che et s’ajoutent au parcours du menu bétail.

Les terres auxquelles les pentes ont permis des’ébouler n’ont jamais été reporteés au sommet deschamps qui en restent dépouillés, et mettent ainsi denouveaux rocs à nu, jusqu’à ce que la charrue soitobligée d’abandonner la culture de ces sommités dé-charnées. La région perd ainsi constamment de sa su-perficie cultivable, sans regagner du sol forestier, carle parcours vient détruire à mesure l’espoir qu’onpourrait former de voir au moins se reboiser de telssols. L’épine noire, le genévrier et l’épine vinettecomposent à peu près la seule verdure naturelle de cesterres livrées à elles-mêmes.

D’immenses espaces, autrefois boisés, ont conservé,il est vrai, leur sol, parce que la charrue ne l’a jamaisexposé au ravage que causent les eaux sur le penchantdes montagnes ; mais le peu de valeur qu’avaient lesbois, dans les temps où ils abondaient sans qu’on eûtles moyens de les exporter, avait fait négliger lessoins qu’exigeaient leur repousseet leur conservation.Les bestiaux s’en sont emparés, et il est difficile au-jourd’hui de les en repousser, parce que l’entretiendu bétail de la commune compte sur ce parcours etque pour l’en priver, on éprouverait une vive rési-stance de la part de son conseil municipal.

Les bois ont été beaucoup mieux conservés dansle département de la Loire, en raison du prix que leura donné le voisinage d’une active industrie; circon-stance qui sert à prouver l’influence que les prix exer-cent sur l’agriculture qui sait faire abonder d’autant