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Tome second.
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A l’aO.IUCULTURE DE LA FRANCE. 383

due moyenne des domaines est suffisante pour queleurs cultivateurs puissent y appliquer des combinai-sons plus ou moins savantes, et que cependant ellen’est pas assez grande pour rendre difficile l’applica-tion des soins de détail que demande une culture activeet avancée.

Il y a de grandes tenures dans les landes ; mais lamajeure partie en est ou forestière ou complètementinculte ; les portions cultivées ne le sont que sur depetites échelles.

La petite culture et la petite propriété se retrou-vent à la fois et en grand nombre dans les vignobleset vers les bases des montagnes; car ici la force deschoses ramène ces petites divisions du sol, et lesmoyens bornés d’après lesquels on les cultive.

Le vignoble si important, si étendu dans une ré-gion appelée à pourvoir à l’approvisionnement desquatre parties du monde, est soumis à deux systèmesdifférents d’exploitation, d’après le double systèmede sa culture. Ainsi les vignes situées sur les penchantsdes monts et des coteaux ont été implantées d’aprèsla méthode générale qui a présidé à l’établisse-ment de la plus grande partie des vignobles de laFrance, et sont exploitées de même par des vignerons,c’est-à-dire par des colons partiaires. Mais celles desvignes, et elles sont en grand nombre, qui n’occupentque des plans assez mollement inclinés pour que lacharrue puisse, sans efforts, en descendre et en remon-ter la pente, celles-là ont été plantées en lignes commedans la plaine du Languedoc, assez distantes pour queles cultures puissent y être faites à l’aide d’un araireattelé de deux bœufs. Les ouvriers n’ont dans ce sys-