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Tome second.
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384 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

tème d’autre travail que de fossoyer le pied même dessouches où le soc ne peut atteindre, afin d’y détruirela végétation des herbes parasites.

On conçoit dès lors qu’une telle culture ne doit oc-casionner que de modiques avances; qu’elle doit s’exé-cuter promptement et à l’aide d’attelages fournis parun corps de ferme et sortis par conséquent de la com-pétence d’un vigneron. Ces vignes, de plus, produisentdes vins du Bordelais, c'est-à-dire que le prix en estélevé et la récolte précieuse. Aussi demeure-t-elle entotalité dans la possession du propriétaire, qui réunitla culture du vignoble à celle du surplus de son do-maine, qu’il exploite généralement par sa propre éco-nomie.

Ce mode d’exploitation ingénieusement combiné estassez général dans cette région, et y prend la place dufermage à rentes fixes des colons partiaires, ainsi quedu fermage parcellaire.

Le cheptel dans ce système, ainsi que les récoltes,appartiennent au propriétaire dont la culture a étéexécutée par un maître valet aidé de sa famille. Cemaître valet, dénomination essentielle au pays, n’estpas colon partiaire, mais régisseur intéressé dans l’ex-ploitation, sur les produits de laquelle il perçoit unealiquote, moyennant laquelle il exécute les travauxagricoles avec les valets et les journaliers que le pro-priétaire fournit, et dont il a d’autant plus d’intérêt àsurveiller le travail que son salaire se compose d’unepart des produits.

Ce mode d’exploitation par régie intéressée, dontil y a quelques exemples dans le Piémont, nous sembleêtre singulièrement propice au bien de l’agriculture.