A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE.
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Le sarrasin paraît dans cet assolement en plusgrande abondance; parce que cette plante est l’attri-but essentiel des terrains de maigre nature, et toutl’engrais est réservé au maïs, lequel sans ce secoursn’aurait ici qu’une faible végétation.
En se rapprochant des montagnes on retrouve la pe-tite culture et le morcellement de la propriété. Là iln’y a, à proprement parler, pas d’assolements régu-lièrement suivis ; car chaque petit cultivateur destinesa parcelle de terre à produire les denrées dont il abesoin. Ces denrées consistent en maïs, chanvre, ha-ricots, blé et sarrasin. On les voit s’entremêler parmiles divisions de ces petits héritages, dont pas un nereste dépourvu de récoltes. Les prairies artificiellesy sont plus rares, attendu que les eaux que les Pyré-nées versent en abondance dans chaque vallon, ont étéhabilement employées à leur irrigation ; aussi ces val-lons offrent-ils un assemblage de pra iries agrestes, in-égales et parsemées d’arbres, où croît le plus vert etle plus riche des gazons.
Les foins qu’on y récolte servent à nourrir, dans lamauvaise saison, les vaches et les brebis qui vont pen-dant l’été chercher leur pâture sur les herbages deshautes montagnes et sur les parcours autrefois boisés,et que ces troupeaux ont réduits à l’état de bruyères.
Les faibles portions du territoire des Landes qui ontété défrichées produisent le seigle et le sarrasin, etquelques plantes de maïs, sans qu’on puisse leur assi-gner de cours régulier. Un maigre parcours et lesproduits forestiers ont formé jusqu’ici la principaleressource des rares habitants de cette pauvre contrée.