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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE. 409

tielle et la plus difficile à étudier. La revue des condi-tions dans lesquelles se trouve telle portion du paysvis-à-vis du reste demande un examen faute duquelnous avons vu échouer un grand nombre d’entre-prises, et cela seulement parce qu’elles n’étaient pasfaites en temps opportun. Il ne faut pas s’y tromper,un jour viendra où toutes les terres abandonnées serontoccupées , où toutes les terres négligées serontmises en valeur; mais ce moment ne peut pas être an-ticipé, et il n’est au pouvoir de personne d’en préci-piter l’arrivée. Les symptômes en sont dans une pres-sion générale de la population et des capitaux et dansune activité fébrile qui porte d’abord les communes às’emparer de leurs vaines pâtures pour les défricher.A leur exemple, les propriétaires voisins des mauvai-ses terres les entament peu à peu avec le soc de leurcharrue. D’autres, à leurexemple, séduits par le faiblecapital auquel ils peuvent acquérir ces terres, s’enlaissent tenter, espérant qu’avec leur temps et leurtravail, ils accroîtront cette valeur de manière à lais-ser à leurs enfants un honnête héritage. Le momentvient enfin où des émigrations régulières se formentpour amener sur ces points incultes des populationslaborieuses dont le pays est dépourvu et qui surabon-dent ailleurs.

Mais ces entreprises s’opèrent de la sorte avec lesplus petits moyens, c’est-à-dire par un travail longue-ment etgratuitementappliqué,ence qu’il l’est par lesbras de la famille qui bâtit d’abord une butte et com-mence son cheptel avec une chèvre etdeux brebis. Sonpremier défrichement lui donne dans la même saisonune récolte de pommes de terre, après laquelle vien-