■108 AMÉLIORATIONS RURALES AL’l’LlCABLES
ment du capital et du revenu d’une population quiaugmente sans cesse.
C'est donc à la contrée des Landes que se borne icile champ des améliorations que réclame encore laculture de cette région. Ici même, nous avons été de-vancés par M. le baron d’Haussez , qui, successive-ment préfet des Landes et de la Gironde, a pu impri-mer un mouvement qui ne s’est pas ralenti et com-mencer un système d’améliorations destiné à rendreà la civilisation une vaste contrée. La compagnie desdessèchements a porté sur ce point ses capitaux et salongue expérience ; une autre compagnie a ouvert lecanal d’Arcachon, lequel faisant communiquer ensem-ble une suite de lacs contenus par les dunes en-deçàde la mer, ouvre à toute cette contrée une communi-cation facile avec Bordeaux , et plus tard avecBayonne. D’autres compagnies encore se sont forméesdans des buts de défrichement et d’exploitation. Cesmoyens puissants, agissant à la fois, doivent produiredans le pays une secousse qui ébranlera les habitudeslocales et finira par mettre cette contrée au même de-gré de bien-être que le reste du royaume, en propor-tion toutefois de sa fertilité native.
Tout consiste à savoir si ces entreprises seront di-rigées dans un sens conforme à ce que demande la na-ture du pays, et lors même que les améliorations luiseraient sagement adaptées, il reste encore pour as-surer leur succès, à savoir : si l’économie générale duroyaume en est arrivée à ce point où il y a de l’avan-tage à mettre en valeur des terres d’une espèce aussiinférieure que le sont celles dont il est ici question.
Cette dernière condition est à la fois la plus essen-