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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE, 4là

forment des bassins occupés par des prairies dont laplupart nourrissent de riches herbages. Au voisinagede la mer, l’écoulement des eaux, refoulé par les ma-rées, a rendu marécageuses les terres basses où ellesvont s’infiltrer ; aussi, la côte de cette région est-elleregardée comme peu salubre, et la population desvilles a-t-elle diminué : c’est le cas de Rochefort, deLa Rochelle, et surtout des Sables-d’Olonne et deBrouage. Des travaux de dessèchement qui ont été en-trepris sur ces différents points font espérer qu’on yramènera, avec la salubrité, l’augmentation de leurvaleur rurale, ainsi qu’il en a été dans le marais de laVendée, où l’ouverture de nombreux fossés d’écou-lement ont raffermi le sol de manière à pouvoir enfaire des herbages assez riches pour y engraisser desbœufs.

La région n’est pas forestière ; mais les pièces y sontencloses sur plusieurs de ses points, et l’épaisseur deshaies, jointe à la hauteur des arbres qui s’élèvent deleur sein, imprime à ces contrées un aspect tellementboisé qu’il leur a fait donner le nom de Bocage. Maisce caractère agreste se perd en se rapprochant descôtes de l’Océan, où le saule, en bordant les prairies,présente seul aux vents son branchage flexible et saverdure glauque.

Le plus heureux des climats favorise avant tout,dans cette région, la production de fruits plus beauxet plus parfaits qu’il ne s’en récolte nulle part. Lesvins seuls qui y abondent n’y atteignent qu’à des qua-lités inférieures; la plupart se réduisent en alcoolsdestinés à l’exportation. Une si heureuse situationaurait dû provoquer, dans cette belle région, un mou-