116 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
vement qu’on ne remarque cependant ni dans ses cités,ni dans ses campagnes. Les villes n’y sont qu’en petitnombre, et nulle d’entre elles n’est importante parceque, hormis les alcools et quelques surplus de blé, ellene fournit à peu près rien à l’exportation maritime.N’étant le siège d’aucune industrie spéciale, les villesde l’intérieur ne fournissent que des marchés d’unefaible importance. Enfin cette région n’est percéeque par deux routes principales dans le sens du nordau sud , celle de Bordeaux à Paris par Angoulême etPoitiers, et celle de Bordeaux à Nantes par La Rochelleet Bourbon-Vendée. Trois autres grandes communi-cations les coupent en allant de l’est à l’ouest, savoircelle de Nantes à Poitiers, de Poitiers à Rochefort, etde Limoges à Bordeaux par Angoulême. D’autres routesdépartementales viennent sans doute s’embranchersur celles-ci; mais elles ne sont encore qu’en petitnombre et les communications vicinales sont généra-lement les moins avancées dans le territoire de cetterégion.
La conséquence qui a dû résulter de cette réunionde circonstances a été le bas prix des denrées et ladisposition du pays à s’adonner à la culture pastorale,dont les produits se transportent eux-mêmes aux mar-chés lointains où ils vont chercher leur débit.
Mais l’effet de la culture pastorale et du bas prixdes autres produits est partout d’imprimer une cer-tainegrossièreté aux procédés agricoles, une sorte d’in-souciance sur la netteté de leur exécution qu’on re-marque en effet dans cette région ; ce qui l’a faitcontraster avec le riche pays que nous avons parcouruen venant de Narbonne à Bordeaux. Le champ est