a l’agriculture DE LA FRANCE. 467
nier embranchement court de Rennes à Saint-Brieuc.
Assurément on ne saurait avoir plus raccourci leréseau des grandes communications qu’il ne l’a étédans cette province, d’autant plus que les deux prin-cipales de ces communications se prolongent sur lesdeux flancs de la côte, et ne sont d’aucun usage à l’in-térieur du pays. L’action départementale elle-mêmes’annule lorsqu’on ne place pas au bout des routesqu’elle voudrait entreprendre une grande communi-cation sur laquelle elles pourraient aboutir, et l’actioncommunale se refroidit à son tour, lorsque le départe-ment ne donne aucuns aboutissants à ses chemins vi-cinaux.
Deux canaux doivent de plus desservir cette région;l’un, allant de Nantes à Brest, lui sera d’une bien mi-nime utilité, en ce qu’il ne fait que longer une côte,en concurrence avec la mer et une grande route. Aussi,le but de sa confection était-il dans un intérêt géné-ral de pouvoir communiquer librement avec le portde Brest en temps de guerre. L’autre, en revanche,appelé canal du Berry, était, entre tous ceux qu’a en-trepris le gouvernement, le plus réellement utile à l’a-vancement du pays.
Le canal du Berry part de la Loire à la hauteur duBras de Fer, entre Nevers et la Charité, pour rentrerdans son cours avec le Cher, c’est-à-dire à Tours,après avoir traversé Bourges, Vierzon et Selles. Ilforme la corde du grand arc que décrit le cours de laLoire, en s’élevant au nord jusqu’au point culminantcoupé par la position d’Orléans.
Le but de ce canal était à la fois d’abréger la navi-gation de la Loire, en substituant la corde à l’arc, et