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Tome second.
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468 AMÉLIORATIONS RURALES APPLlCARLES

de diminuer d’autant les difficultés qu’offre la naviga-tion de la Loire; mais il en remplira, chemin faisant,un autre beaucoup plus essentiel encore à l’économiedu royaume. Il coupera par le milieu la moins fertilede ses provinces, ouvrant ainsi pour ses deux flancsune communication d’un effet décisif sur une super-ficie qu’on ne peut estimer à moins de 400 lieuescarrées.

Ainsi, la portion argilo-siliceuse de cette région adéjà participé, dans une forte proportion, aux amé-liorations générales que lui devait le gouvernement,mais presque rien n’a été encore fait à cet égard danssa portion granitique, c’est-à-dire en Bretagne. Lesdépartements situés au midi de la Loire n’ont déjàplus d’excuses s’ils n’embranchent pas des routes dé-partementales sur les grandes voies de terre et d’eauque le gouvernement leur a ouvertes; ceux de la Bre-tagne sont, au contraire, à excuser comme à plaindre.

Tout système d’amélioration applicable à cette ré-gion doit être, avant tout, rendu praticable par lesmétayers; car l’exploitation de la majeure partie dupays leur est confiée, et l’on ne peut s’attendre à ceque les propriétaires cultivateurs fassent d’eux-mêmesde grands efforts, éloignés comme ils le sont de tousles exemples d’une bonne culture. Nous ne pouvonspas non plus fonder un grand espoir sur les entre-prises des agronomes améliorateurs, parce qu’ils sonttoujours trop clair-semés sur la surface d’un pays, etque nous en avons vu échouer un trop grand nombrepour ne pas chercher ailleurs des moyens d’amélio-ration.

Nous nous estimons heureux d’avoir eu pleine con-