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Tome second.
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SLR L’AGRICULTURE DE LA FRANCE. 531

cité de 24 millions d’arpents, tandis qu’il n’en a que15 ou 16 millions.

Dès lors on a pu procéder à l’évaluation des pro-duits de la France par voie géométrique; grâce à laconfection d’un cadastre qui a donné avec assezd’exactitude l’état de la superficie totale du royaumeet celui des diverses natures de culture entre les-quelles cette superficie se divise, grâce aussi à un im-pôt foncier uniformément réparti, d’après des opéra-tions aussi homogènes que faire se peut. Ces docu-ments ont fourni aux économistes d’aujourd’hui desmoyens d’appréciation dont leurs devanciers étaientdépourvus.

Mais quelle que soit la rectitude qu’on ait cherchéà mettre dans ces bases d’évaluation, elles sont loinde satisfaire aux exigences d’un économiste qui vou-drait percer tous les voiles dont s’enveloppe le chiffrerigoureusement exact du revenu réel d’un grand peu-ple. En effet, après avoir déterminé l’étendue et la na-ture de culture de toutes les parcelles dont se composeson territoire, il reste encore à lui assigner un re-venu brut et un revenu net, et cette appréciation estde toute nécessité facultative, parce qu’elle ne peutêtre faite que par des répartiteurs sujets à l’erreur etintéressés à ce que la commune à laquelle ils appar-tiennent présente le plus faible revenu imposable.Pour cela, et sans qu’il soit possible d’y mettre obsta-cle, ils classent le plus de terres qu’ils peuvent dansles qualités inférieures, et comme les prix affectés àces diverses qualités doivent concorder avec celui quepaie, d’après son bail, un des fermiers à rentes fixesde l’endroit, s’il s’y en trouve de tels, on a soin de s’en-