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beau temps ». Je crois en effet que nous ne nousreverrons pas de sitôt. Cela m’afflige : j’ai aimémon frère , et je l’aime encore. Une malheu-reuse créature l’a perverti, ensorcelé ; il lui sa-crifie tout ; parens , amis, fortune, honneur :pour lui ouvrir les yeux , il faudroit un miracle ,et par malheur ils sont passés de mode.
Mais , mon cher neveu, armez-vous de cou-rage et de philosophie : j’ai une mauvaise nou-velle à vous annoncer. Julie , la fidelle Julie m’afait savoir, dans un petit billet, que mon frèrea fait hier son testament, je ne sais en faveur dequi : sans doute de son odalisque chérie ; maisma pauvre nièce est déshéritée. Quelle injus-tice ! Ne lui en parlez pas, ou ménagez-lui lanouvelle. Quant à vous, je vous crois assez defermeté et de raison , pour savoir vous passerd’opulence, lorsque vous jouissez d’une hon-nête médiocrité.
Di nubi si funesteTuto l’orror manco -,
E a vincerlo bastoSola un a Stella.
Blanche doit être cette étoile qui doit dis-siper tous les nuages qui planent sur votretête.
Julie vouloit refuser votre montre ; mais