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un crime. Lavater se lève tous les matins à cinq» heures ; et quoique son appétit l’invite à dé-jeûner tout de suite , il a pour principe de mé-riter ce repas par quelque travail, afin de sau-ver cette portion de sa journée, si des circons-tances imprévues viennent le détourner. Il a ététrente ans ministre du saint évangile à Zurich .Il s’entretint avec nous, et quelques étrangers,sur la religion, sur les consolations et les es-pérances qu’elle donne. Il en parla avec enthou-siasme, et l’on voyoit qu’elle remplissoit soncœur et l’aninioit du besoin de la vertu, de l’hu-manité et de la piété. Quand les étrangers vou-lurent se retirer, il les pria d’écrire leurs nomset le lieu de leur séjour sur un registre des-tiné à cet usage.
» Lorsque nous frimes seuls, je lui dis qu’àl’exemple des anciens Grecs qui voyageoientdans l’Egypte , dans la Chaldée et dans l’Asie ,pour acquérir des connoissances, je venois enchercher auprès du philosophe de Zurich , etme perfectionner dans l’étude des physiono-mies, pour laquelle je mesentois une vive incli-nation. Il sourit à ces mots, et me prenant parla main , il me dit : « Asseyons - nous. Vousavez lu mon Traité de la physionomie ? — Oui,très-souvent. — II a été traduit en allemand et