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des hommes; il pense gagner à les supposerméchans ».
» Depuis ce rapport de Lavater , continuale colonel, j’ai étudié plus attentivement cethomme, et je lui ai trouvé la plupart des vicesque le physionomiste lui attribuoit ». Gibbonlui demanda si la physionomie de Lavater an-nonçoit ses talens, cette perspicacité qui luifaisoit pénétrer tous les caractères? — Voicile jugement que je portai de lui à notre pre-mière entrevue. J’avoisvu, sans émotion, plu-sieurs hommes célèbres, et je u’avois pointtrouvé dans leur commerce cet enchantementque leur nom seul inspire ( q ). Lavater seul asurpassé mon attente ; il n’existe peut-êtreaucun homme dont l’imagination soit plus brû-lante et la sensibilité aussi profonde ; son lan-gage est d’une naïveté populaire; cependantil entraîne, il subjugue : ses manières sont né-gligées , mais une sorte de simplicité et degrâces les rend tout - à - fait séduisantes ; safigure n’est pas régulière , mais elle semblecacher quelque chose de grand et de beau ; onvoit son ame à travers le voile : son regard estd’une vivacité et d’une franchise qui inspireà la fois la crainte et l’espérance. Je l’ai vudans l’intérieur de sa maison, de son ménage,