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des physionomistes? peut - être doutez-vousencore? Mais ,pour vaincre votre scepticisme,voici une autre preuve que cet élève de Lavater nous a donnée de ses talens. Gibbon lui dit :« Je ne puis juger de la certitude de votre artsur le rapport que vous venez de nous faire ducaractère d’une dame que je ne connois pas.Mais voilà madame Delmont qui a une phy-sionomie piquante et très - expressive ; je vousai vu l’observer avec attention. Pourriez-vousnous communiquer le résultat de vos obser-vations? — Oui; et même devant madame,car je n’ai rien que d’agréable à lui annoncer.Ses yeux petits , noirs et pleins de feu, son nezfin et charmant, l’ame de sa physionomie, dé-cèlent la vivacité et la finesse de son esprit,un enjouement très - aimable, et un peu depenchant à la raillerie. Sa bouche, plus ouverteque petite, annonce un cœur noble et géné-reux. Le coloris de son teint, la couleur noirede ses cheveux me persuadent qu’elle peutavoir des accès de mélancolie et d’humeur;enfin, l’expression totale de ses traits, la coupede son visage me disent que son ame est douceet sensible, malgré un peu de froideur et defierté dont je aémêle les nuances. J’y voisaussi beaucoup de délicatesse, le sentiment