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une idée consolante raffermissent mon couragecontre les terreurs de la mort ; c’étoit l’espoirde rejoindre ma mère , de la revoir encore.Mais ma tête et ma main sont fatiguées. Adieu ,ma chère tante ; veuillez croire que mon cœurne l’est jamais en songeant à vous ».
Le Jeudi par si no LP H E.
Aujourd’hui .Blanche a fait sa première sor-tie. Un temps doux, un soleil rayonnant invi-toient l’homme à quitter sa demeure pour jouirdu charme de ce beau jour et de l’aspect de lanature riante. Mylord et moi, nous lui donnionsle bras : elle a reçu mille bénédictions sur sonpassage. «Quel dommage, disoit-on , qu’unesi jolie dame fut morte» ! D’autres s’écrioient :« Que Dieu la conserve ! c’est un ange sur laterre ». Un vieillard s’est approché d’elle, et abaisé sa robe en lui disant : « Cela me fera vi-vre deux ans de plus». Blanche, émue , ravie,leur souri oit, les reraercioit avec une sensibi-lité touchante. Quand nous avons été hors dela ville, nous nous sommes assis au pied d’unarbre : c’est sous ses rameaux que Blanchejouissoit de la vue de la campagne, de la beautédu ciel, du plaisir d’exister : elle étoit dans uneespèce d’extase. Nous respections son silence
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