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La race (le ces montagnards, si l’on excepteles cantons attaques de crétinisme, est forte etvigoureuse. On y trouve des vieillards robustes,heureux effet d’une vie laborieuse , frugale , etdu calme de leur esprit.
Félix Plater , médecin célèbre de Bâle ,dont le père, Thomas Vater étoit originaire duValais , parle dans ses écrits de son aïeul ma-ternel, Jean Symmermatten , qui, à l’âge decent ans, épousa une fille de trente , et en eutyn fils dont il fit les noces vingt ans après. Il dità Thomas Plater, six ans avant sa mort , qu’ilconnoissoit dix hommes du canton de Fisp ,plus âgés que lui (/). Dans le Haut-Valais jus-qu’à Sion , le peuple parle l’allemand - suisse ,mêlé quelquefois d’un italien - lombard : au-dessous de Sion , commence l’idiome français très-altéré.
Il régnoit autrefois dans cette contrée uneespèce d’ostracisme très-singulier, et qui prouveles abus et le danger de la démocratie. Lorsqu’unValaisan s’étoit rendu suspect ou coupable en-vers sa patrie, ses concitoyens alloient, pendantla nuit, sur le grand chemin , attacher unemasse à un arbre 1 j et, lorsque , le matin , les
1 Elle étoit de bois de bouleau , et représentent gros-»sûrement la tête d’un homme.