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volntions, vinrent y chercher un asile, cultiverles champs et l’olivier de la paix. C’est une opi-nion du pays, que ces souverains de l’universconnu , y plantèrent les vignes de la Marque etde Coquempin , dont les vins sont fort estimés.
Du haut de la montagne de Trian , la vuedes environs de Martigni est très - riante : lavallée ressemble à un jardin coupé par des ca-naux : les principaux sont le Rhône et la Drance.La gorge de Saint-Blanchier, d’où descend ladernière, est piquante par ses contrastes : onvoit des vignes sous des rochers écroulés ; desprairies , des hois sous des coteaux chargés demoissons. Ces oppositions d’objets affreux etrians distinguent aussi les gens du pays : on ytrouve, plus qu’ailleurs, de belles femmes etdes créatures hideuses, et des imbécilles qui ontdes femmes aimables. Ces unions bizarres sonttrès-communes ; les femmes ici gouvernent leshommes, et ils se trouvent bien de l’empire dece sexe. Les maisons où elles régnent sont cellesoù il y a le plus de fortune et de bonheur. Leshommes, même ceux qui sont attaqués du goi-tre , y jouissent d’une constitution vigoureuse.
Nous logeâmes,à Martigni, chez une femmequi nous étonna. En nous recevant , elle nousparla français ; un moment après , elle adressaIX. Q