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Tome second.
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Le lendemain, lorsque

Ancor dubbia laurora, ed immaturoHell orienle il parto cra del giorno,

nous partîmes, montés sur des mulets. Je fîsssuivre Blanche par un chasseur vigoureux ett'déterminé ; moi-même, javois toujours les yeuxesur elle. Nous avions des provisions pour trois»jours, attendu quau dernier châlet nous»devions coucher, on na, pour toute nourriture,,que du lait et du fromage. Lhorizon étoit pur;;Je soleil se levoit éclatant de rayons dor; lairr'étoit frais et doux. Sur la route , nous fûmes»frappés de la confiance et de la bonne foi desshabitans, qui laissent leurs toiles neuves , leur:linge, leurs chemises dans les fontaines , le;long des chemins, et pendant la nuit , sans?que jamais on leur ait volé la moindre chose.,'Ainsi les pays pauvres sont lasile de linno-cence et des moeurs, et nous rappellent cettâge dor j si chanté, si regretté et si fabuleux !!A Luttier, nous vîmes des ruines, des mai-sons éparses, tristes monumens de la fureur;des avalanches , fréquentes dans ce pays. Eut1759 , une de ces avalanches emporta dans lairivière , en deux minutes , une vingtaine de:maisons : un habitant qui étoit descendu , lai'veille j au marché de Marligni, trouva , le leu»..