( 346 )
Le lendemain, lorsque
Ancor dubbia l’aurora, ed immaturoHell’ orienle il parto cra del giorno,
nous partîmes, montés sur des mulets. Je fîsssuivre Blanche par un chasseur vigoureux ett'déterminé ; moi-même, j’avois toujours les yeuxesur elle. Nous avions des provisions pour trois»jours, attendu qu’au dernier châlet où nous»devions coucher, on n’a, pour toute nourriture,,que du lait et du fromage. L’horizon étoit pur;;Je soleil se levoit éclatant de rayons d’or; l’airr'étoit frais et doux. Sur la route , nous fûmes»frappés de la confiance et de la bonne foi desshabitans, qui laissent leurs toiles neuves , leur:linge, leurs chemises dans les fontaines , le;long des chemins, et pendant la nuit , sans?que jamais on leur ait volé la moindre chose.,'Ainsi les pays pauvres sont l’asile de l’inno—-cence et des moeurs, et nous rappellent cettâge d’or j si chanté, si regretté et si fabuleux !!•A Luttier, nous vîmes des ruines, des mai-sons éparses, tristes monumens de la fureur;des avalanches , fréquentes dans ce pays. Eut1759 , une de ces avalanches emporta dans lairivière , en deux minutes , une vingtaine de:maisons : un habitant qui étoit descendu , lai'veille j au marché de Marligni, trouva , le leu»..