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heureuse que les dames. — Voudriez-vousapprendre ? — .De tout mon coeur ; mais il fautde l’argent, et maman dit qu’elle est pauvre ».Sa mère ajouta qu’il en coûtoit trop cher pouraller à l’école. «Combien? — Trois florins parmois, sans compter de petits présens au maîtred’école, et les habits du dimanche qu’il faudroitmettre tous les jours: il ne faut pas être fier;mais l’on doit cacher sa misère, autrement onvous méprise ». J’entrai dans ce moment.Blanche me demanda comment je trouvois cetlepetite fille? Je la regardai , la caressai, et louaisa figure. Quand Blanche les eut congédiées,elle me dit : «N’est-il pas fâcheux que, fautede six ou sept francs par mois, cette petite nepuisse apprendre à lire? —Il est vrai, mais jeles donnerai ; c’est une bonne oeuvre. — A quiles donnerez - vous ? — Au maître d’école. —Non, à moi; je veux gagner cet argent : jemontrerai à lire à la peti te, et les six francsserviront à l’habiller un peu proprement ; carje suis aussi fière qu’un magister : je ne veuxpoint dans mon école d’enfans déguenillés ».Depuis ce jour, elle a paré sa poupée , commeelle l’appelle , de jolis vêtemens , et elle luidonne tous les matins une leçon d’une heure.Cette enfant fait des progrès surprenans. Q