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fantôme pour la réalité». Thomas m’a promisd’écouter mes avis, et d’adopter les principesdu philosophe Nicolas : j’ignore s’il tiendra sapromesse h
Thomas est doué d’une simplicité aimable ;il ne fait point sentir sa supériorité : négligédans ses habits , dans ses manières, il n’a pasla tournure élégante d’un homme du monde;mais il a l’indulgence de la raison, et la poli-tesse qui prend sa source dans le coeur.
Adieu, mon cher neveu ; adieu , ma chèrenièce. Aimez-vous tendrement; faites le bien :jouissez de vos beaux jours, de la Suisse ; pro-menez-vous, courez le monde comme la belleAngélique avec son cher Médor. Dépensez avecéconomie ; ce n’est pas une vertu de parade ,mais une loi de l’inflexible nécessité. La pro-digalité est folie, l’économie sagesse , et l’ava-rice bassesse.
A minuit.
Je ne sais quel auteur disoit, qu’il faut laisser
1 Non : emporté par l’amour effréné de la gloire, ila continué ses veilles , ses travaux. Sa santé s’altéra deplus en plus. Il craignit pour sa poitrine ; on lui con-seilla d’aller passer l’hiver à h ice, il en revint en 1780 ,avec plus d’apparence de santé : mais il mourut cellemême année, âgé de 5 o ans, çjiezf archevêque de Lyon .
I