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Tome second.
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sont pins foibles. Nous ny séjournantes quevingt-quatre heures, dont près de la moitié lutconsumée dans notre lit. Ce repos et la bonnechère ayant restaure nos forces, nous nous re-mîmes en chemin , joyeux comine des gens quivont à la noce. A demi-lieue de Siders, on entredans un très-beau vallon, dont le fond est uneprairie dun vert tendre, entrecoupée de bos-quets charmans ; les bergères, non pas les Ama-ryllis de Virgile, encore moins les Pliilis deFontenelle et de Gresset, sy retirent pendant,la chaleur du jour. Un grand vignoble dominela prairie; plus haut, sont des champs abritéspar des bois touffus. Mais de quel étonnementnous fûmes frappés à la vue dun gibet , oi'iflottoient suspendus, ou cloués, des restes de ca-davres , des tètes et dautres membres ! quelspectacle hideux, au milieu dun séjour cham-pêtre et pastoral ! On nous dit que ces gibetsétoient communs dans le Valais , la justiceest rigoureuse, et le vol puni de mort, tandisquaillenrs on ne lui inflige que châtiment dufouet. Ainsi, par-tout des gibets, des prisons,des vices et des crimes ! Nous doublâmes lepas, pour nous éloigner dun tableau qui uoiifeàoulevoit le cœur. Le chemin que nous prîmesêst rapide, mais diversifié par les plus belles