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sont pins foibles. Nous n’y séjournantes quevingt-quatre heures, dont près de la moitié lutconsumée dans notre lit. Ce repos et la bonnechère ayant restaure nos forces, nous nous re-mîmes en chemin , joyeux comine des gens quivont à la noce. A demi-lieue de Siders, on entredans un très-beau vallon, dont le fond est uneprairie d’un vert tendre, entrecoupée de bos-quets charmans ; les bergères, non pas les Ama-ryllis de Virgile, encore moins les Pliilis deFontenelle et de Gresset, s’y retirent pendant,la chaleur du jour. Un grand vignoble dominela prairie; plus haut, sont des champs abritéspar des bois touffus. Mais de quel étonnementnous fûmes frappés à la vue d’un gibet , oi'iflottoient suspendus, ou cloués, des restes de ca-davres , des tètes et d’autres membres ! quelspectacle hideux, au milieu d’un séjour cham-pêtre et pastoral ! On nous dit que ces gibetsétoient communs dans le Valais , où la justiceest rigoureuse, et le vol puni de mort, tandisqu’aillenrs on ne lui inflige que lé châtiment dufouet. Ainsi, par-tout des gibets, des prisons,des vices et des crimes ! Nous doublâmes lepas, pour nous éloigner d’un tableau qui uoiifeàoulevoit le cœur. Le chemin que nous prîmesêst rapide, mais diversifié par les plus belles