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ploie sur son front paisible et majestueux ; oùchaque habitant peut vivre de son travail ; où lefaste insolent ne foule pas l’indigence à sespieds ; où les impôts n’aspirent pas la sueurdu citoyen honnête et laborieux, pour engrais-ser les intrigans , les oisifs et. les valets des gou-vernans ; où le pauvre ne rougit pas de sa pau-vreté devant le riche ; où l’égalité de fortune etde rang, ce roman politique des grands empires,distribue les jouissances en portions égales; oùcette égalité et le travail entretiennent lesmoeurs, l’attachement réciproque des époux,le respect filial, et la bienveillance généraledes uns pour les autres. Voila , mylord, ce quin’existe ni à Londres , ni à Paris . Dans cesvilles, l’humanité y est dégradée, la cupidité,y allume tous les vices, les trois quarts deshommes y sont malheureux : je fais abstractionde ceux qu’assiègent la misère et la faim ; maisje soutiens que celui même qui jouit de la mé-diocrité est mécontent de son sort. Ses désirssont sans cesse irrités par les jouissances et lesprétendues délices des fortunés du siècle : ilcompare sa table frugale et son vin communaux vins, aux mets exquis des festins des Api-cius : en regardant leurs superbes hôtels, il setrouve à l’étroit dans son réduit modeste, S’il