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j’y prendrai autant d’intérêt qu’à ceux de cepatriarche, qui m’ont coûté bien des larmes ».J’y consentis. Nous allâmes nous asseoir devantsa porte, sur un banc de bois, avec sa femmeet sa fille, et je leur fis le récit de la mort del’infortunée Félicia, de mon désespoir et dema douleur, ma compagne éternelle.
» Mon récit les toucha vivement: Betsy sur-tout en fut très-affeclée -, je voyois dans ses yeuxrouler les larmes de la douce pitié. Sir Patrickme dit alors : « Vous avez souffert comme Job.Sans doute celui qui lie les eaux dans les nuées,qui ôte le baudrier aux rois, et ceint leursreins d’une corde , finira vos douleurs, commeil termina celles de Job. Ce patriarche s’étoitprosterné devant Dieu , en lui disant : «Sei-gneur , la douleur me serre de tout côté 5 maisvous êtes plus miséricordieux que ceux qui peu-vent écouter la voix de la pitié ». Cette prièremonta jusqu’au trône du Très-Haut : les souf-frances de Job cessèrent. L’ange Gabriel des-cendit du ciel, prit le patriarche par la main ,frappa la terre de son pied, et en fit jaillir unefontaine d’une eau pure avec laquelle il lui lavatout le corps , lui ordonna d’en boire, et Job setrouva guéri : il recouvra aussi toutes ses ri-chesses. Ainsi Dieu aura pitié de vous, et chan-