( 65 )
-e
LETTRE L X X V I I,D’ADOLPHE A SA TANTE.
R en t R o n s, ma chère tante, dans le Valais ;jouissons du bonheur de ses habitans, qui ,loin du luxe des villes, pauvres sans besoins ,plus soumis à la nature qu'aux hommes, voient,du haut de leurs chalets, les nuages se former4 leurs pieds, agiter les nations , renverser lestrônes, ravager les campagnes.
Suave marimagno, turbanlibüs æqüora ventis,
E terrâ magnum, alterius spectare laborem.
«Parce que, continue Lucrèce , il est doux dese voir exempt des peines qui affligent les au-tres ». J’en demande pardon à sa philosophie ;ce n’est pas là le coeur humain. A l’aspect d’unescène pathétique, nous ne infléchissons pas:nous partageons les peines , les dangers desmalheureux ; et , pour toute ame sensible,m.
K