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Tome troisieme.
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en abondance. Je voulais consoler ce malheu-reux père, et je n’avois plus de voix; cepen-dant il parut se calmer. Alors, se tournant versle soleil : «Vois-tu, m’a-t-il dit, ce soleil sibrillant de lumière? as-tu du plaisir à le re-garder? — Oui, j’ai du plaisir à le voir. — Ebbien ! je n’en ai plus. Mais que fais-tu ici ? Pars,retourne dans ton pays , afin que ton père aitencore du plaisir à voir le soleil et les fleurs duprintemps». A ces mots , je me suis éloignée,et suis venue pleurer, au pied de ce rocher, surson fils, sur lui et sur moi ».

Le soir, nous allâmes coucher à l’hospice duGrimsel. C’étoit l’antre de Cacus , infecté parl’odeur des viandes que l’on y gardoit.

« Cette vallée est l’image de l’entrée du Tar-tare, me disoit mylord, qui ai me à citer, ex -cepté qu’on n’y voit point Tisiphone, pal htsuccincta cruenta , et qu’on n’y entend pas.les gémissemens des damnés ».

Ilinc exaudire gemitus, et sæva sonareAerbera.

Nous étions environnés de montagnes escar-pées et d’abîmes profonds. Ce désert sauvageredoubla d’horreur, quand le soleil eut éteinttous ses rayons ; le dialecte des habitans, nue-